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Frédéric GIMELLO-MESPLOMB, Maître de conférences |
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Objectif de l'ouvrageLa littérature francophone sur le cinéma a consacré peu d'études sur le film fantastique français, un genre qui occupe encore une place à part dans l'histoire du cinéma hexagonal. Le film fantastique français souffre de quelques idées reçues mêlées de faits avérés comme celles qui voudraient que les rares tentatives d'incursion dans le genre, de Louis Feuillade à Maurice Tourneur en passant par Georges Franju, Jean Rollin, Christian de Chalonge, ou plus récemment Olivier Dahan, aient connues des fortunes très diverses, une vérité qui mérite d'être nuancée. Un corpus existe pourtant. Après une période flamboyante incarnée par les grandes ouvres de Feuillade puis par celles des surréalistes, les plus grands cinéastes français se sont essayés au genre durant un « âge d'or » que l'on peut observer sur une vingtaine d'années : Marcel Carné ( Les visiteurs du soir , 1942, Juliette ou la clef des songes , 1951), Claude Autant-Lara ( Sylvie et le fantôme , 1945), René Clair ( La Beauté du diable , 1950, Les Belles de nuit , 1952), Jean Cocteau ( Le Sang d'un poète, 1931, La Belle et la bête , 1945, Orphée , 1949, Le Testament d'Orphée , 1960), Jean Delannoy ( L'Eternel retour , 1943), Jean Renoir ( Le Testament du Dr Cordelier , 1959) ou Georges Franju ( Les Yeux sans visage , 1960, Judex , 1964), sans oublier de Jacques Tourneur qui tournera l'essentiel de sa production aux Etats-Unis. Cet ouvrage reviendra sur ce qui semble être un cas français. Quelques pistes sont envisageables : Les frontières du fantastique : le fantastique dans le cinéma français versus le cinéma fantastique français. De l'ouvre au film : rites de passages et quid des influences. Les différences entre ouvres littéraires originales et films. Les caractéristiques esthétiques du film fantastique français. Les références littéraires et cinématographiques. Les formes plastiques. La recherche d'une qualité standard et la place du cinéma fantastique dans les débats critiques autour de la « qualité française » des années cinquante. La réception du film fantastique français en France : La réception publique et la réception critique. Comment expliquer la désaffection des publics ? Comment caractériser l'attitude de la presse ? La valorisation institutionnelle du genre. Le film fantastique français a profité ces vingt dernières années du nouvel engouement lié à l'organisation de soirées « cinéma bis » ou « cinéma underground » par les cinémathèques françaises membres de la FIAF, expériences visant à « dépoussiérer » des cinématographies pas ou peu programmées. L'économie . Les stratégies des distributeurs. Les modes de productions artisanaux des auteurs-réalisateurs (Franju) appellent quelques interrogations quant aux risques encourus dans l'aventure financière, de même que le choix de certains auteurs (Tourneur) qui, à certains moments, s'appuyèrent sur Hollywood pour créer. De même, la position de l'ORTF, productrice de films et séries télévisées fantastiques dans les années soixante-dix mérite d'être analysée à la lumière des missions de service public et de la philosophie qui présidait à cet engagement artistique. Ouvres et auteurs . Les contributions se consacrant spécifiquement à l'analyse d'un film, d'un groupe de films, ou de l'ouvre d'un cinéaste seront également accueillies.
Date limite d'envoi du texte complet (30 à 40.000 caractères environ, espace compris) : 1er juin 2006.
Consignes de rédaction : Longueur de chaque chapitre : entre 30 et 50.000 caractères, espaces compris. Times new roman, taille 12, simple interligne. Contact : |
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