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          Frédéric GIMELLO-MESPLOMB, Maître de conférences

 
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Le métier d'Enseignant Chercheur


L'université associe étroitement enseignement supérieur et recherche pour renouveler, grâce à la recherche, l'enseignement dispensé. D'où la double qualité des enseignants chercheurs appelés à enseigner, guider et conseiller les étudiants et à mener des travaux de recherche.

 

L'enseignant chercheur :

  • assure dans sa discipline un service d'enseignement et de recherche dans un établissement d'enseignement supérieur : université, institut supérieur, grande école .
  • transmet des connaissances dans le cadre d'un programme d'enseignement dont il assure la préparation.
  • oriente les étudiants, les conseille et les encadre dans leur travail. Une part importante de son activité est consacrée aux travaux de recherche et de publication ainsi qu'au développement de la recherche fondamentale et appliquée.
  • contribue à la coopération entre recherche universitaire et recherche industrielle · participe à la création et à la diffusion du savoir, répondant aux objectifs et missions de l'enseignement supérieur.
  • participe fréquemment à des jurys d'examens et de concours.
  • peut assurer la direction d'une Unité de Formation et de Recherche (UFR).


Maîtres de conférences (ou professeurs des universités) :

Ils assurent d'une part tout ce qui tient à l'enseignement (orientation, cours). La charge horaire en matière de cours est de 128 h de cours ou 192h de TD ou 288 heures de TP.

Ils effectuent un travail de recherche, au choix appliquée ou fondamentale, théorique ou expérimentale. Ils peuvent s'intéresser à la valorisation et peuvent se voir confier des tâches de collaboration avec l'industrie.
Le total (enseignement + recherche + à cotés administratifs) doit remplir un temps de service plein.
Ils ne peuvent être mutés que sur leur demande.
Ils habitent proche d'où ils travaillent, sauf dérogation.

Les deux attributions principales des professeurs des universités sont (dans cet ordre ) :

. l'enseignement direct sous forme de cours
. la direction des centres de recherche

Diverses charges administratives permettent la suppression de ce quota d'enseignement (président ou vice-président d'un des trois conseils ou directeur d'un établissement d'enseignement supérieur).
En cas de délégation d'un enseignant-chercheur auprès d'un organisme public ou privé, l'organisme en question doit financer les obligations que l'enseignant chercheur ne remplit plus du fait de sa délégation.
Les enseignants-chercheurs peuvent demander 6 mois ou 1 an sans cours pour recherche ou reconversion thématique, à condition d'avoir rempli pleinement les obligations d'enseignement et de recherche pendant 6 ans.
Pendant 1 an, les maîtres de conférence sont dits stagiaires, et ne sont donc pas encore définitivement pris.
Prime de recherche + d'enseignement supérieur + salaire = salaire de 1676,94 euros net par mois pour un maître de conférences après 2 ans d'ancienneté. Le salaire net en fin de carrière dépasse les 3049 euros par mois pour un professeur.

grilles indiciaires
exemple de fiche d'avancement


Chargé de recherches (CNRS et autres EPST) :

Il travaille 39h par semaine.
Ces heures sont consacrées à la recherche.
Il peut faire du consulting, s' il obtient les autorisations requises.
Il est évalué périodiquement par des spécialistes du domaine.
Les 18 premiers mois (pour les chercheurs) sont une durée probatoire (12 pour les autres professions) .
Salaire net débutant CR2: près de 1829,39 euros.
Fin de carrière CR2: environ 2286,74 euros.


Cursus

- Licence : faîtes votre choix !!!

- Maîtrise : choisir soigneusement son DEA car il peut être déterminant pour l'orientation de votre carrière. Il faut se renseigner sur :
· les effectifs du DEA.
·les sujets de stage proposés les années antérieures.
· le nombres de bourses académiques et industrielles.
· le devenir des étudiants après le DEA.

DEA : choisir soigneusement son sujet de mémoire de DEA (suite et bourses possibles ). Il faut se renseigner sur :
· les types d'aides dont vous pourrez bénéficier pendant la thèse.
· Le devenir des étudiants ayant obtenu leur doctorat dans le cadre de cette formation doctorale.

Thèse : il faut :
· faire un travail de qualité
· respecter les échéances (3 ans maximum)
· présenter ses résultats dans des congrès
· publier dans des revues de niveau international
· poursuivre sa formation dans le cadre de l'école doctorale
· participer à des doctoriales
· si possible, s'initier à l 'enseignement en étant moniteur.

Après le doctorat : vous présentez le concours de maître de conférences. Ultérieurement, après avoir été habilité à diriger des recherches, vous pourrez présenter le concours de professeur des universités. Ces concours prennent en compte l'expérience et les travaux de recherche du candidat.


Devenir enseignant chercheur:

· il faut d'abord s'inscrire sur la liste nationale de qualification. Le dépôt du dossier a lieu vers fin janvier : il contient un CV, une description des activités dans l'enseignement, la recherche et l'administration + 3 exemples de travaux (la thèse est indispensable !).

· un examen par la section du Comité National des Universités (CNU) a lieu au printemps.
· les concours sont ouverts dans les universités, instituts ou grandes écoles en fonction du ou des postes à pourvoir.Les postes ouverts au concours et les modalités de candidature sont publiés au Journal Officiel (JO).

· 4 types de concours sont proposés :

1) Le premier ouvert aux titulaires de l'habilitation à diriger des recherches ou d'un diplôme étranger équivalent.
2) Le deuxième réservé aux maîtres de conférences titulaires de l'habilitation, qui ont accompli cinq années de service dans l'enseignement supérieur et sont affectes dans un établissement autre que celui où est ouvert l'emploi ou ont effectué une mobilité de deux ans hors de leur établissement d'origine.
3) Le troisième ouvert aux candidats qui justifient de 7 ans d'activité professionnelle autre que d'enseignement ou de recherche, aux enseignants associés à temps plein et aux membres de l'Institut Universitaire de France.
4) Le quatrième concours est ouvert aux maîtres de conférences titulaires de l'habilitation, qui ont accompli dix ans de services dans l'enseignement supérieur. Ce concours ne suppose pas une inscription préalable sur la liste de qualification aux fonctions de professeur des universités, le Conseil National des Universités formulant un avis, a posteriori, sur le candidat retenu par l'établissement.

· il faut ensuite prendre contact par téléphone après s'être renseigné sur l'établissement et l'équipe d'accueil.
· ensuite, il faut déposer à nouveau son dossier, en l'ayant réactualisé par rapport à celui de candidature sur la liste de qualification, en faisant ressortir l'intégration dans l'équipe pédagogique et de recherche. Les lettres de recommandations sont indispensables et à ce stade, une visite et une conférence devant les personnes de l'établissement peuvent être envisagées.
· la sélection est faite par la Commission des Spécialistes de l'Etablissement (CSE).
· l'audition a lieu 8 à 15 jours plus tard et doit durer 10 à 15 minutes. Il faut présenter son expérience (recherche et enseignement) et les possibilités d'intégration dans l'équipe de recherche.
· Le classement des candidats est effectué par le CSE.
· Vous êtes stagiaire pendant 2 ans avant d'être titularisé. Ce stage peut être réduit à un an si vous avez déjà suivi une formation pédagogique en tant que moniteur, attaché temporaire d'enseignement et de recherche ou enseignant du second degré.
· La rémunération brute annuelle moyenne d'un enseignant chercheur ayant 2 années d'expériences se situe autour de 34 453,48 euros (ce montant prend en compte le salaire et la prime de recherche et d'enseignement supérieur).

 

Interview d' un Maître de conférences

 

Interview de Mme Isabelle Morel

Maître de conférences au laboratoire de Biologie cellulaire à la faculté de Pharmacie et enseignant-chercheur à l'INSERM.

 

Pour commencer, pouvez-vous nous décrire votre cursus ?

J'ai suivi des études de Pharmacie à Rennes. A l'époque, les études de Pharmacie duraient 5 ans. J'ai fait un UV Recherche au Laboratoire de Biologie cellulaire. Cela m'a beaucoup plu et j'ai décidé de continuer dans cette voie. Ensuite, j'ai fait une thèse recherche pendant 3 ans sur la toxicité du Fer sur les Hépatocytes en association avec l'INSERM. (D'ailleurs, elle a été la première étudiante du laboratoire à s'associer avec cet institut de recherche pendant sa thèse ) La voie habituelle est de passer le concours de l'INSERM pour y devenir chercheur (comme cela se passe aussi pour entrer au CNRS ). Ces concours sont relativement durs : on est déjà jugé sur ses travaux de recherche et sur ses publications. Juste après ma thèse, je suis partie une année aux Etats-Unis, ce qui m'a permis de maîtriser l'anglais et d'avoir des moyens pour continuer mes recherches. J'ai aussi pu lier des contacts avec des chercheurs américains.

Comment travaillez-vous ?

Le maître de conférences est salarié de la faculté avec le statut d'enseignant-chercheur. Personnellement, je reçois des subventions de l'ARC pour financer mes travaux de recherche pour lesquels j'ai un contrat de 2 ans (déjà renouvelé 1 fois ). De plus, mon laboratoire bénéficie de subventions INSERM et universitaires. Cela me donne donc 3 sources de financement. Je travaille dans le domaine de la cancérologie. Je propose à l'ARC une voie de recherche, un projet (une thématique ). Le comité le lit, l'accepte ou le rejette entièrement. Si la réponse est positive, les fonds sont débloqués. Pendant ces 2 ans, je dois faire des publications (toujours en anglais ) dans les journaux les plus reconnus.

Avec qui travaillez-vous au sein du laboratoire ?

Dans mon laboratoire, chaque maître de conférences est indépendant et travaille sur son propre sujet de recherche, en association avec des chercheurs INSERM.On encadre aussi des étudiants : en UV recherche en DEA en cours de thèse d'université Actuellement, dans le laboratoire, nous recherchons des étudiants pharmaciens : il y a, pour le moment, une personne en DEA, une autre en DESS et 2 en cours de thèse. Il est beaucoup plus intéressant pour nous de former un étudiant en DEA, s'il reste ensuite dans le laboratoire pour faire sa thèse.

Quelles sont les possibilités de promotion ?

Au sein d'un laboratoire, il y a des maîtres de conférences et des professeurs, (avec pour chacun des 1ères et 2èmes classes ). Pour devenir maître de conférences, il faut passer un concours, basés sur les diplômes, titres et travaux (nombre de publications internationales ). Le problème des pharmaciens, c'est leur âge à la sortie des études : par rapport au cursus scientifique, le pharmacien commence plus tard ses travaux de recherche (au cours du DEA), ce qui retarde les publications nécessaires au concours de recrutement, que ce soit de maître de conférences ou de chercheurs INSERM ou CNRS. A partir de 30 ans, à l'INSERM, on doit passer directement le concours de 1ère classe, qui est beaucoup plus dur. Ensuite, on peut devenir professeur, par concours, quand une place se libère, mais cela n'arrive pas tous les jours.

Quelles sont les avantages à être chercheur à la faculté ?

Les horaires sont relativement souples. On décide de son emploi du temps, en fonction des cours, bien sûr, qui représentent 50% de l'activité du maître de conférences. On a aussi les mêmes vacances que les étudiants, environ du 14 juillet à début septembre. Dans l'industrie, les horaires sont largement plus contraignants; et souvent, on ne devient pas chercheur tout de suite, il faut d'abord évoluer à l'intérieur de l'industrie.

Pour terminer, pouvez-vous nous dire quelles qualités sont nécessaires pour faire un bon enseignant-chercheur?

Je pense qu'il faut être philosophe et persévérant : quand on obtient des résultats négatifs, ça n'est pas forcement sans intérêt. Au contraire, il faut être inventif, comprendre les raisons de cet échec. Le chercheur doit rester motivé, curieux et surtout optimiste.

Les problèmes de recrutement et fuite des cerveaux...

Beaucoup de jeunes scientifiques s'engagent avec enthousiasme dans une thèse, avec l'espoir d'obtenir un jour un poste dans la recherche publique. Mais les conditions qui leur sont faites sont parfois tout juste acceptables : bourses de thèse insuffisantes (entre 974,69 et 1524,49 euros par mois), "contrats" avec des associations telles que l'ARC ou la Ligue contre le Cancer, ne garantissant pas un véritable statut de salariés aux boursiers.

Le problème des jeunes docteurs est de poursuivre, ensuite, leurs recherches et d'exercer un métier qui les attire. Si l'on estime que 10 % d'entre eux obtiendront un poste de chercheur dans le secteur public, environ 20 % décrochent un poste dans le privé, proportion qui reste très en deçà de celle des États-Unis où 55 % des titulaires d'un PhD (doctorat américain) trouvent un emploi hors du secteur public. Ou bien, une grande proportion de jeunes docteurs optent pour une année de stage post-doctoral, effectué deux fois sur trois à l'étranger (26 % des 10 000 docteurs ayant passé leur thèse en 1998) . Ces séjours à l'étranger peuvent être un atout pour les jeunes docteurs et pour les organismes de recherche français, encore faut-il que les jeunes chercheurs rentrent en France à l'issue de leur stage... Enfin, en 1995, on estimait que la moitié des docteurs diplômés étaient, un an après leur thèse, dans une situation précaire.

Cependant, des perspectives s'ouvrent pour les jeunes chercheurs. Les prévisions officielles annoncent le départ en retraite de la moitié des chercheurs de la recherche publique au cours de la prochaine décennie. Il serait opportun d'en profiter pour anticiper la "pénurie" de chercheurs, afin d'assurer la continuité des projets, la transmission du savoir et du savoir-faire.

Anne Christine Hladky, chercheur au CNRS

source : http://www.jetudie.com/formations_metiers/scientifique_interview/maitre_conferences.htm